Saskatoon, Jour 26 : RETOUR VERS LE PASSÉ

Nom de Zeus Marty, aujourd’hui on est le 21 Octobre 2015 !!!!

Photo de couverture : RETOUR VERS LE PASSÉ

Pour les ignorants et ceux vivant dans une grotte depuis les 30 dernières années, aujourd’hui c’est LE jour que tous les geeks du monde ont surligné dans leur agenda. Le 21 octobre est la date à laquelle Marty McFly (interprété par Michael J. Fox), héros du célébrissime film “Retour vers le futur 2”, découvre l’année 2015 grâce à une machine à voyager dans le temps.

C’est aussi le jour où je dois écrire mon journal de bord. Hasard ? Coïncidence ? Je ne crois pas. Montons dans la DeLorean,et atteignons ensemble les 88 miles par heure pour aller faire un tour dans le futur.

Un dessin fait à la main d'une voiture DeLorean avec une flêche au dessus d'elle indiquant qu'elle est en route vers le PASSÉ

Là où nous allons, pas besoin de routes.

21 Octobre 2115, diplômé d’Oxford, un chercheur Canadien spécialisé dans la culture musicale audiovisuelle et dans l’utilisation des téléphones dits « intelligents » (appareil de télécommunication du XXIe siècle) découvre les ruines d’un bus, plus précisément un TOURBUS. Utilisé entre le début du XXe siècle et la fin du XXIe siècle au Canada (bien avant l’arrivée des voitures volantes, des androïdes qui promènent nos chiens, des vêtements auto-séchables, des chaussures qui se lassent toute seule et du retour de Michael Jackson), ce TOURBUS possède des dessins sur sa carrosserie qui apparaissaient sur une grande variété d’objets : t-shirts, casquettes, tuques, koozies, aimants, retrouvés de l’Ontario jusqu’à la Colombie Britannique.

Il semble que le bus « Le conquérant » provienne des BRBR de TFO…

Plusieurs sources de cette époque Canadienne attribuent ce nom aux explorateurs de l’émission BRBR, qui avaient établi une colonie sur YouTube et à la télévision pour ensuite quitter l’Ontario lors de leur 4e saison.

Le BRBRbus : un bus couleur noir et or avec écrit BRBR le conquérant sur son côté

Voici le bus retrouvé lors de nos fouilles. Nous savons très peu de choses de ses habitants.

Une pile de t-shirt et casquettes avec le logo de l'émission BRBR imprimé dessus

Une pile d’artefacts et d’armures avec les initiales BRBR gravées dessus.

Les historiens nous racontent que BRBR fût créé accidentellement, quelques années auparavant, lorsqu’un navire barbare dévia de son cap à cause d’une tempête. L’équipage affamé de musique aurait échoué au Canada et aurait créé BRBR pour encourager et supporter les artistes francophones et francophiles à travers le pays. Ils pensaient qu’une émission prometteuse pourrait les attirer en nombre.

BRBR établit donc sa colonie dans les années 2011. Au cours des années suivantes plusieurs saisons se succédèrent jusqu’à l’année 2015. L’année 2015 fût un tournant, la colonie ayant voulu s’étendre à travers le Canada et aller rencontrer les artistes chez eux d’Est en Ouest ! Sur place, les barbares ont utilisé de nouvelles pratiques, comme l’élevage de drones ou la chasse au movi. Ils complétaient leur alimentation par le fruit de leur chasse, du fromage, et ne buvaient que du café.

Il existe des désaccords concernant l’histoire du #BRBRbus, notamment au sujet de la taille de la tribu à bord du bus. Mais la population s’élevait certainement à plus de 7 personnes. Plusieurs reliques ont été laissées sur leur trajet, notamment une paire de sandales avec des chaussettes, ainsi que des photos.

Le drone blanc de l'émission, posé au sol, vu de haut, sur sa carrosserie il y a un visage souriant qui est dessiné.

Un drone. On peut encore distinguer des peintures de guerre sur ce modèle (ici un visage maléfique).

Dehors, de jour, dans la rue, Marc le caméraman tient une télécommande tandis qu'Aurélien, le réalisateur, tend les bras au ciel car il vient d''aider le drone à s'envoler

La chasse au drone était très populaire dans les années 2015.

Une personne habillée en rouge tient la caméra movi, son visage est couvert d'un manteau vert

RITUEL 1: nous essayons toujours de comprendre la signification de ces images.

Une personne habillé en gris devant une voiture noire tient la commande du drone, son visage est couvert d'un mateau noir

RITUEL 2: nous essayons toujours de comprendre la signification de ces images.

Une personne habillé en gris devant une voiture noire tient la commande du drone, son visage est couvert d'un manteau noir

RITUEL 4: nous essayons toujours de comprendre la signification de ces images.

Également, le site internet de l’émission ainsi que ses réseaux sociaux sont dans les premiers à avoir été excavés du web au Canada et leurs fondations sont encore visibles sur l’internet moderne. On peut notamment y constater que leur armée d’artistes indépendants canadiens et francophones se composait plus de 30 000 fans.

Ils avaient des liens avec les autres populations

Les colons du BRBRbus ont conservé des liens étroits avec le reste des artistes francophones, et ce pendant longtemps. Ils restaient tributaires de BRBR pour leur approvisionnement en vidéos YouTube et leur diffusion à la télévision. En retour, ils échangeaient probablement avec les barbares le fer, le bois, et plus important encore, le café !

Une machine à café

Plus précieux que l’or pour ses habitants, le café servait probablement de monnaie d’échange.

Malgré leur isolement au sein du bus, les barbares n’hésitaient pas à réagir sur les médias sociaux, poster des vidéos ou tenir un journal de bord. Leur témoignage et des fouilles archéologiques nous apportent un éclairage sur eux. Entre eux ils surnommaient par exemple leur bus le « Drakkar » et avaient des problèmes de toilettes, de douche et de… petite caisse.

On sait aussi que le BRBRbus possédait des lits côte à côte et une pièce plus vaste à l’arrière qui devait servir de centre d’accueil à la communauté : des fêtes y étaient célébrées, des histoires racontées, des invités divertis et des affaires traitées.

Melissa (animatrice) essaye de couvrir la bouche de Marc (caméraman) avec du ruban adhésif. Ils sont à l'arrière du bus dans le lounge

Une photo de l’arrière du bus, ici il s’agit probablement d’un sacrifice humain.

Connaissons-nous les raisons de leur départ ?

Eh bien, c’est l’une des grandes questions des études menées sur les barbares et le BRBRbus. Et il n’y a aucun consensus à ce sujet ! Nous savons peu de choses sur leur disparition.

Certains considèrent qu’il s’agit d’une conséquence directe du changement climatique. Les températures s’étaient réchauffées depuis l’an 2000 environ. Ce changement aurait donc augmenté les pressions qui pesaient sur les barbares. La colonie la plus au nord a été la première à être abandonnée, ce qui corrobore la théorie de relocalisation due au climat. Malgré tout, le seul changement climatique n’explique pas cet abandon.

D’autres chercheurs affirment que les barbares du bus « le Conquérant » n’étaient pas aussi précaires qu’on le pensait, et que le bus aurait été abandonné pour d’autres raisons. Ce qui est sûr c’est que les barbares on probablement continué à défendre la musique émergente et ceux qui la font jusqu’à la fin. Ils se sont obstinément accrochés à leurs valeurs et leurs rêves. L’équipage de la tournée 2015 à laissé une trace dans le paysage de la francophonie canadienne et cela se fait encore sentir aujourd’hui.

A.

À demain pour la suite des aventures…

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