Halifax, Jour 4 : le #BRBRbus et son équipage

Quatre jours déjà que l’on a pris la route, nous les huit petits voyageurs perdus sur les immenses routes canadiennes.

Photo de couverture : un BRBRBQ !

La mission est noble, préserver une culture musicale francophone et indépendante.

Après l’épisode nécessaire du matériel et des rangements, c’est désormais l’aspect humain qui donne le ton à l’aventure.

En fait on n’a pas vraiment le choix. Ici les horaires sont durs et les nuits courtes.

L'equipe de nuit ensemble dans le bus

Les nuits sont les seuls moments où l’équipe peut décompresser.

On prend soin les uns des autres. Si l’un est malade et ne peut pas dormir, certains veillent et restent à ses côtés. S’aider, s’entraider, veiller à ce que notre petite communauté soit en harmonie.

Faire des concessions, s’écouter, se comprendre, parler la même langue (une langue fusionnant les vocabulaires de la technique, de la production, de la réalisation et… du camping) c’est devenu normal dans le #BRBRbus.

Nous sommes désormais une petite famille animée du désir, impatient et touchant, d’attaquer le jour d’après à peine son souffle repris.

Un emplacement de camping de nuit

Une arrivée de nuit, c’est beaucoup moins RockNRoll et fun qu’on ne l’imagine.

Le voyage en bus, c’est finalement un retour à une réalité oubliée. Une réalité estompée par notre société moderne et ses murs d’écrans omniprésents.

La joie de (re)découvrir l’autre. Tu peux passer des années à travailler avec les mêmes personnes et ne pas les connaître.

En quatre jours j’en ai plus appris sur mes coéquipiers que je ne l’avais fait en cinq ans.

L'interieur du bus de la tournée BRBR, on y voit le salon avec des néons violets qui l'éclair

La cuisine, mais aussi le bureau : le lieu de rencontre incontournable du bus.

Ici, on revient au plaisir simple et dépouillé d’être soi : tu partages des anecdotes, tu oses montrer tes goûts, parler de tes passions, montrer tes talents sans la peur du jugement et l’emprise du bureau.

Simple, logique, efficace.

À l’arrivée, tu mélanges vie privée et vie professionnelle et tu te retrouves à travailler continuellement et sans cesse mais sans trouver cela lourd ni pesant.

Qui n’a jamais rêvé d’être un escargot et de pouvoir transporter sa maison et son travail ? Mon véhicule est mon chez moi, ma carapace est mon habitat.

C’est aussi ça le #BRBRbus, un gros escargot.

Le bus la nuit dans une sation service en train de faire le plein

Le #BRBRbus avec ses copains les camions en train de boire du gas.

Bref malgré certaines tempêtes, le moral est bon à bord du Drakkar (surnom que je donne à notre bus) et l’équipage peut naviguer pour toujours.

Le bus de profil au couché du soleil avec quelques personnes dehors

Le Drakkar (en référence à son dessin) !

À demain pour la suite des aventures…

Aurélien

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