Halifax est la capitale de la Nouvelle-Écosse et la plus grande municipalité dans l’Est du Canada. C’est aussi un grand centre économique. On y retrouve une importante communauté acadienne, les descendants des premiers colons français et européens établis dans les provinces du Nouveau-Brunswick, de l’île-du-Prince-Édouard et en Nouvelle Écosse à l’époque de la Nouvelle-France. Aujourd’hui, les Acadiens sont une minorité, mais grâce à des artistes comme Arthur Comeau, la culture acadienne a encore de beaux jours devant elle.

Pour Arthur, ce retour aux sources sert de nouveau départ après avoir signé les musiques de Radio Radio. Prospare, son deuxième album, s’écoute comme la trame sonore d’un roadtrip spirituel en 4-roues à travers la Baie Sainte-Marie, région d’origine de Comeau.

Puis, lorsqu’il s’empare du micro, Comeau livre des discours motivateurs qui lui permettent de s’imposer à titre de prédicateur de la bonne nouvelle. « Toutes les affaires que ça vaut la peine, y disont que ça prend du temps, let the people talk », chante-t-il sur Y Disont. Le principal intéressé a raison, car Prospare est un immense pas vers l’avant, à contre-courant des normes.

C’est à la citadelle de Halifax, où il a joué un de ses tous premiers spectacles lors de la fête nationale de l’Acadie, que je retrouve Arthur.